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José-Maria de Heredia, né le 22 novembre 1842 et mort le 2 octobre 1905 est un homme de lettres d'origine cubaine : né sujet espagnol, il a été naturalisé français en 1893. En tant que poète, c'est un des maîtres du mouvement parnassien, auteur d'un unique recueil, Les Trophées, publié en 1893, comprenant 118 sonnets qui retracent l'histoire du monde, comme Les Conquérants, ou qui dépeignent des moments privilégiés, comme Le Récif de corail.

Les conquérants



Comme un vol de gerfauts hors du charnier natal,

Fatigués de porter leurs misères hautaines,

De Palos de Moguer, routiers et capitaines,

Partaient, ivres d'un rêve héroïque et brutal.


Ils allaient conquérir le fabuleux métal

Que Cipango mûrit dans ses mines lointaines,

Et les vents alizés inclinaient leurs antennes

Aux bords mystérieux du monde Occidental.


Chaque soir, espérant des lendemains épiques,

L'azur phosphorescent de la mer des Tropiques

Enchantait leur sommeil d'un mirage doré;


Ou penchés à l'avant des blanches caravelles,

Ils regardaient monter en un ciel ignoré

Du fond de l'Océan des étoiles nouvelles.



              JOSE-MARIA DE HEREDIA

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  Le poète crotté




Quand vous verrez un homme avecque gravité

En chapeau de clabaud promener sa savate

Et le col étranglé d' une sale cravate,

Marcher arrogamment dessus la chrétienté,



Barbu comme un sauvage et jusqu' aux reins crotté,

D' un haut de chausse noir sans ceinture et sans patte,

Et de quelques lambeaux d' une vieille buratte

En tous temps constamment couvrir sa nudité,



Envisager chacun d' un oeil hagard et louche

Et mâchant dans les dents quelque terme farouche,

Se ronger jusqu'au sang la corne de ses doigts,



Quand, dis-je, avec ces traits vous trouverez un homme,

Dites assurément : c' est un poète françois !

Si quelqu'un vous dément, je l' irai dire à Rome.



CLAUDE LE PETIT(1638-1664)

  Le dormeur du val



C'est un trou de verdure où chante une rivière

Accrochant follement aux herbes des haillons

D'argent, où le soleil, de la montagne fière,

Luit ; c'est un petit val qui mousse de rayons.


Un soldat jeune, bouche ouverte, tête nue

Et la nuque baignant dans le frais cresson bleu,

Dort : il est étendu dans l'herbe, sous la nue,

Pâle dans son lit vert où la lumière pleut.


Les pieds dans les glaïeuls, il dort. Souriant comme

Sourirait un enfant malade, il fait un somme.

Nature, berce-le chaudement : il a froid !


Les parfums ne font pas frissonner sa narine ;

II dort dans le soleil, la main sur sa poitrine,

Tranquille. Il a deux trous rouges au côté droit.



                 ARTHUR RIMBAUD



Le ciel est par-dessus le toit



Le ciel est, par-dessus le toit,

        Si bleu, si calme!

Un arbre, par-dessus le toit,

        Berce sa palme.


La cloche, dans le ciel qu' on voit,

        Doucement tinte.

Un oiseau sur l' arbre qu'on voit

         Chante sa plainte.


Mon Dieu, mon Dieu, la vie est là.

       Simple et tranquille.

Cette paisible rumeur-

      Vient de la ville.


- Qu' as-tu fait, ô toi que voilà

      Pleurant sans cesse,

Dis, qu' as-tu fait, toi que voilà,

     De ta jeunesse ?



(sagesse.)

VERLAINE


Brise marine



La chair est triste, hélas  et j'ai lu tous les livres.

Fuir! là-bas fuir! Je sens que des oiseaux sont ivres

D'être parmi l'écume inconnue et les cieux!

Rien, ni les vieux jardins reflétés par les yeux

Ne retiendra ce cœur qui dans la mer se trempe,

O nuits! ni la clarté déserte de ma lampe

Sur le vide papier que la blancheur défend

Et ni la jeune femme allaitant son enfant.

Je partirai! Steamer balançant ta mâture,  

Lève l'ancre pour une exotique nature!

Un Ennui, désolé par les cruels espoirs,

Croit encore à l'adieu suprême des mouchoirs!

Et, peut-être, les mâts, invitant les orages

Sont-ils de ceux qu'un vent penche sur les naufrages

Perdus, sans mâts, sans mâts, ni fertiles îlots....

Mais, ô mon cœur, entends le chant des matelots!

(Poésies.)  

           

                            STEPHANE MALLARME


Le hareng saur



Il était un grand mur blanc - nu, nu, nu,

Contre le mur une échelle - haute, haute, haute,

Et, par terre, un hareng saur - sec, sec, sec.


Il vient, tenant dans ses mains - sales, sales, sales,

Un marteau lourd, un grand clou - pointu, pointu, pointu,

Un peloton de ficelle - gros, gros, gros.


Alors il monte à l'échelle - haute, haute, haute,

Et plante le clou pointu - toc, toc, toc,

Tout en haut du grand mur blanc - nu, nu, nu.


Il laisse aller le marteau -qui tombe, qui tombe, qui tombe,

Attache au clou la ficelle - longue, longue, longue,

Et, au bout le hareng saur - sec, sec, sec.


Il redescend de l'échelle - haute, haute, haute,

L'emporte avec le marteau - lourd, lourd, lourd,

Et puis, il s'en va ailleurs - loin, loin, loin.


Et, depuis, le hareng saur - sec, sec, sec,

Au bout de cette ficelle - longue, longue, longue,

Très lentement se balance - toujours, toujours, toujours.


J'ai composé cette histoire - simple, simple, simple,

Pour mettre en fureur les gens - graves, graves, graves,

Et amuser les enfants - petits, petits, petits.

                                

                              CHARLES CROS



Visites sur la page

Étienne Mallarmé, dit Stéphane Mallarmé, né à Paris le 18 mars 1842 et mort à Valvins (commune de Vulaines-sur-Seine, Seine-et-Marne) le 9 septembre 1898, est un poète français.

Charles Cros, né à Fabrezan (Aude) le 1er octobre 1842, originaire d'une famille de Lagrasse (Aude) et mort à Paris le 9 août 1888, est un poète et inventeur français. Charles Cros possède son musée à Fabrezan.

Il publie ses premiers poèmes dans le Parnasse contemporain et fréquente les cercles et cafés littéraires de la bohème de l'époque (le Cercle des poètes Zutistes — qu'il a créé —, les Vilains Bonshommes, les Hydropathes), ainsi que le salon de Nina de Villard qui sera sa maîtresse jusqu'en 1877. Mais il est davantage connu pour ses monologues, dont le plus connu est Le Hareng saur, qu'il récite lui-même dans des cabarets parisiens comme Le Chat noir.


Paul Marie Verlaine est un poète français,

né à Metz le 30 mars 1844 et mort à Paris le

8 janvier 1896.

Jean Nicolas Arthur Rimbaud est un poète français, né le 20 octobre 1854 à Charleville et mort le 10 novembre 1891 à Marseille.


Claude Le Petit, né à Paris en 16381 et exécuté au bûcher à la Place de Grève à Paris le 1er septembre 1662 (23 ans), est un écrivain et poète français.

Guillaume Colletet a rapporté :

« Ce jourd’hui premier jour de septembre fust bruslé en place de Grève, à Paris, après avoir eu le poing coupé, fait amende honorable devant Nostre-Dame de Paris esté étranglé Claude Petit, advocat en Parlement, auteur de L’Heure du Berger, et de L’Escole de l’Interest pour avoir fait un livre intitulé : Le Bordel des Muses, escrit l’Apologie de Chausson, le Moyne renié et autres compositions de vers et de prose pleine d’impiétés et de blasphèmes, contre l’honneur de Dieu, de la Vierge et de l’Estat. Il estoit âgé de vingt et trois ans et fut fort regretté des honnestes gens à cause de son bel esprit qu’il eust peu employer à des choses plus dignes de lecture. »

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