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POEMES SUR PORNIC 6

LE MOULIN DE LA MOTTE



Sur un tertre sacré qui couvrait des tombelles

Se dressait un moulin coquet, aux blanches ailes,

Au long corps aminci.

Il décorait si bien l'agreste paysage

Qu'un souvenir confus nous rappelait l'image

Du moulin Sans-Souci.


Oh ! qu'il était joli dans son apothéose,

Quand le soleil couchant, d'un rayonnement rose,

L'auréolait le soir.

Et quand tombait la nuit, sa fine silhouette,

Sur le fond bleu du ciel se découpait si nette

Qu'on l'eût dit peint en noir.


Du beau mamelon vert qui lui servait de base

Le passant étonné demeurait en extase,

Et son regard errant

Contemplait l'Océan dont l'immense étendue

Soudait son onde verte aux franges de la nue,

Décor de jour mourant.


De cette immensité soufflait la bonne brise

Qui donnait au moulin cette musique exquise .

Du ron ron, du tic tac.

Et la farine blanche, en sortant de la meule,

Courait chaude et vivante en se dirigeant seule

Jusqu'au fond du grand sac.


Mais le meunier mourut ; ce fut la déchéance.

Et l'on n'entendit plus la joyeuse cadence

Que faisait le rouet.

Et ses longs bras en croix, silencieux et sombre,

Du moulin Sans-Souci ce n'était plus que l'ombre

Et l'ombre d'un muet.


Puis, un soir de novembre et sous un ciel de bistre,

Du bout de l'horizon, la rafale sinistre

Accourut en hurlant,

S'acharna comme un tigre en sa course mortelle

Sur le pauvre moulin dont elle cassa l'aile.

Il resta pantelant.


Alors, il fut vendu par les soins d'un notaire.

Il vint un inconnu, nouveau propriétaire

Qui le démantela,

Changea tout le système et bâtit une usine.

Au pied du vieux moulin, ce fut une machine

Qu'un quidam installa.


Désormais, jour et nuit, dans la maison massive,

Fumait, toussait, hurlait la machine poussive.

Alors l'écho voisin,

Etonné du vacarme et changeant sa formule,

Crachait et répétait le refrain ridicule

Du formidable engin.


Un jour tout s'arrêta. L'implacable faillite

Accabla le meunier, le mit hors de son gîte.

Et le moulin désert,

Sans moteur maintenant, ne rend plus de farine.

Chaque mois qui s'écoule en fait une ruine

Sur le beau tertre vert.


Lorsque au pied du talus ma triste muse passe,

Elle pleure en silence et se voile la face.

Et les tendres échos,

Que ne réveille plus le tic tac légendaire,

S'assoupissent autour du tertre funéraire

Comme au champ du repos.



28 Octobre 1911.   Antoine Gautier

Paimbœuf


Le touriste qui vient pour la première fois

Jeter l'œil curieux sur ton fleuve de moire,

Evoque ton passé, tes souvenirs de gloire

Et songe à la cité que tu fus autrefois.


Pour commerce, aujourd'hui, quelques piles de bois

Restent les seuls témoins de ton antique foire.

Des maisons d'un autre âge, au teint de vieil ivoire

Où quelques habitants transis se tiennent cois.


Où donc est, des trois-màts, cette flotte superbe

Dont on voit les corps-morts dans la vase et dans l'herbe?

Rien que des quais déserts, un silence de mort


Que trouble seulement les gens qui démolissent

Les nefs qu'usa le temps - triste et funeste sort –

Cercueils que des humains, hélas ! ensevelissent.


Antoine Gautier

Quelques poèmes d’Antoine

Gautier sur

Noirmoutier et Paimboeuf.




Noirmoutier


Le bois de la Chaize



Sur une côte abrupte où poussent les bruyères,

On entrevoit des rocs hérissés et moussus.

Une forêt de pins, de chênes séculaires,

Surgit de ce sol maigre entre les blocs pointus.

A travers son feuillage on aperçoit la baie,

Dont la nappe d'azur se ride au vent du soir,

Où la barque, échappant à l'ombre qui l'effraie,

Glisse comme un fétu sur ce vaste miroir.


18 Août 1892.   Antoine Gautier

Antoine Gautier

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