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                                        La Fontaine Saint- Martin               

Dans un coquet vallon à l'herbe verte et douce
Se trouve un rocher creux tout tapissé de mousse
D'où coule une eau limpide au reflet cristallin
Cette  source  a  pour  nom   :  Fontaine  Saint-Martin
Au-dessus  de la grotte  un chêne  centenaire
Etend ses longs rameaux où s'accroche le lierre
Une énorme croix blanche apparaît sur le fond
D'un fourré broussailleux que les ronces lui font
Tout près du chêne, on voit deux grandes aubépines
Dans le flanc du rocher grimacent leurs racines
D'où surgissent des croix, des croix, des croix encor
De toutes les couleurs  ; les unes jaune d'or
Proviennent simplement  de ronces  desséchées
D'autres en joli bois finement ébauchées
Prouvent qu'à saint Martin, l'artiste ou le patour
Viennent péleriner en offrant tour à tour
L'un, ce que la nature a produit de plus rude
L'autre, ce que sa main façonne d'habitude.
Quand je vis ce tableau pour la première fois
Que je m'aventurai sous le couvert du bois   

Quand j'aperçus ces croix sur l'immense aubépine
Ce spectacle imprima sur mon âme enfantine
Un cachet que le temps n'effacera jamais.
Le pèlerin qui vient sous cet ombrage épais
Dépose avec sa croix une offrande légère
Dans le creux du rocher quand il fait sa prière
Au charitable saint qui coupa son manteau
Pour préserver du froid le pauvre chemineau
Cette aumône, dit-on, n'est pas toujours perdue
Et les pâtres,  parfois,  guettent la bienvenue
De nouveaux pèlerins plus ou moins généreux
Qui glissent leurs gros sous au fond du rocher creux
Aussitôt leur départ, nous apprend la légende
Les rusés patoureaux viennent saisir l'offrande
Mais en somme, font-ils un bien grand mal ? oh non
Ils sont gueux et l'obole est offerte en leur nom
En l'octroyant au saint le voyageur sincère
De l'indigent, souhaite adoucir la misère
Cette aumône du cœur se trouve en son milieu
Car le don fait au pauvre est comme un prêt à Dieu.
22  juin  1905
 
La messe solennelle des conscrits
A Pornic en 1902

Novembre balayait les  feuilles jaunissantes
Et la cloche de bronze aux notes gémissantes
Envoyait  son  appel  aux échos  d'alentour
C’est qu'il était venu, l'inoubliable jour
Où les  conscrits bretons,  à la foi noble et belle
Venaient  ensemble ouïr la messe solennelle
La messe  des adieux, la messe du départ
A leur tête flottait le brillant étendard
Si cher à tout soldat   ;  ce  drapeau tricolore
Blason  qu'un  régiment avec  orgueil  arbore
Et qui porte en ses plis les mots Patrie, Honneur
Magnifique devise et secret du vainqueur.
Dans l'église romane à la voûte arrondie
La foule  entrait à flots muette et recueillie
Sur les murs, avec art on voyait enlacés
L'Hermine de Bretagne et le drapeau français
Le  chœur,   environné  de fleurs  et de  lumières
Semble  joindre  ses feux  aux ardentes  prières
Que le pasteur ému lance vers l'Eternel
Pour les conscrits groupés autour de cet autel
A son peuple attentif le prêtre alors s'adresse
Dans un discours vibrant d'amour et de tendresse
Courage leur  dit-il,  quand vous allez partir
Que votre mère, enfants,  sache vous aguerrir
La France vous attend ; c'est aussi votre mère
Bannissez en ce jour toute pensée amère
Songez aux souvenirs  d'un passé glorieux
Et  marchez  fièrement,  dignes  de vos  aïeux
Demeurez  courageux  quand viendra la bataille
Soyez toujours chrétiens à travers la mitraille
Pour la France et pour Dieu, partez braves enfants
Et moissonnez là-bas  des  lauriers triomphants.
Oh  ! que cette homélie aux accents pathétiques
Fit vibrer en ces cœurs les fibres harmoniques



Les auditeurs, troublés par plus d'un souvenir
Laissaient tomber leurs pleurs, songeant à l'avenir
Et combien fut vibrant, le chant qui vint ensuite
Chant du soldat français qui se mêlait  au rite
Montant  avec  l'encens  comme  un  hymne   divin.
On n’implore jamais le Tout-puissant en vain
Et comme si le ciel, clément et secourable
Eût jeté sur ses fils un coup  d'œil favorable
A travers le vitrail, un rayon  de soleil
Fit resplendir les ors d'un éclat sans pareil
On eût dit que d'en haut, Dieu lui-même en personne
Bénissait ses enfants dans l'église bretonne
Et de l'orgue sacré le son grave et puissant
Parlait comme un écho divin et frémissant
L'encens qui  s'élevait  en volutes  pressées
Montait vers le Très-haut escortant nos pensées
Et dans nos cœurs émus descendait du ciel bleu
L'espoir, ce don béni qui nous vient du vrai Dieu.
Chez le petit troupier qui veut paraître brave
Un pareil souvenir profondément se grave
Et le suit en tous lieux comme un parfum subtil
Mais hélas ! dans les camps, combien durera-t-il
Sera-t-il assez fort, assez vif et tenace
Pour garder dans leurs cœurs sa sainte et noble place
Doit-il rester pour eux l'astre pur et brillant
Qui jadis dirigea les mages d'Orient
Ou bien ne sera-t-il que brume passagère
Dissipée aussitôt qu'une vapeur légère
Et qui s'évanouit aux rayons du soleil
Comme un songe léger au sortir du sommeil.
O mes bretons aimés, que rien ne se mélange
A ce souvenir, pur, comme un sourire d'ange
Qu'il vous suive en tous lieux, qu'il soit votre gardien
Et vous montre toujours le vrai sentier du bien.

10 novembre 1902

La pointe de Saint-Gildas                        Souvenir

A Monsieur et Madame Chekri-Ganem.

La  Loire  a traversé  tout le pays  celtique
Ses eaux ont rencontré les flots de l'Atlantique
Et se sont confondus ensemble tout là-bas
Où baigne dans la mer la pointe Saint-Gildas
De la côte on découvre un horizon sans bornes
Et les flots écumants battent le pied des mornes
C'est une terre inculte  ; un pays dévasté
Autour de vous le vide, au loin l’immensité
Un  sémaphore  seul sur la pointe sauvage
Signale les vaisseaux puissants, au lourd tangage.
Rien  ne vient sur ce  fond sableux et desséché
Quelques brins d'herbe rude avec peine ont broché
Et des rochers pointus sur un semblant de plage
Complètent le tableau de ce triste rivage.
Eh bien  ! ce pauvre coin, ce lieu déshérité
A ses jours de soleil, ses éclairs de gaîté
Lorsque  le calme  vient  et que la  brise à peine
Sur les flots apaisés étend sa tiède haleine
Tout est transfiguré, cet horizon de deuil
Sous les chauds rayons d'or s'anime en un clin d'œil
Car il est peu distant d'un agreste village.
Renommé par ses eaux et par sa belle plage
Préfaille en est le nom ; il est très fréquenté
Bon nombre de baigneurs y vivent tout l'été
Et l'on va jusqu'au bord de ces terribles côtes
Qui semblent s'égayer pour accueillir leurs hôtes,
Eux, mollement couchés sur le beau sable d'or
Et promenant leurs yeux  sur le vaste  décor
Heureux d'être bien seuls, bien isolés du monde

Passent une heure ou deux, dans une paix profonde.
En respirant cet air si bon,  si frais, si pur
On croit que les poumons se remplissent d'azur
Alors laissant son cœur s'ouvrir à l'espérance
On est heureux de vivre et d'habiter la France.
L'été dernier j'y fus ; un jour j'y conduisis
Un couple qui m'était arrivé de Paris.
Un homme d'Orient à la large carrure
Bronzé,  le geste  noble  et la mâle  figure
De  l'Arabe  au repos,  ne  s'étonnant  de rien
Semblait se retrouver au désert saharien.
Ses yeux noirs flamboyaient quand la brise marine
S'engouffrait à longs flots dans sa vaste poitrine
II chanta tout à coup ; un chant de son pays
Chant au rythme berceur aux accents alanguis
Que modulait sa mère. Et la vague azurée
Qui semblait abreuver sa grande âme altérée
Lui remettait au cœur ce souvenir banal
Que l'homme emporte au loin  de son pays natal.
Elle, parisienne à nature expansive
Trottinait doucement tout le long de la rive
Elle aussi fredonnait, chantait son petit air
Peut-être que l'aspect de cette vaste mer
Lui  donnait souvenir de cette ville immense
Paris, ce grand charmeur, berceau de son enfance
Elle semblait heureuse aussi de ce bonheur
Que l'on partage à deux avec l'élu du cœur
Elle s'agenouillait en de graciles poses
Fouillant le sable d'or du bout de ses doigts roses.

10 janvier 1900

POEMES SUR PORNIC. poèmes sur Pornic 3.

Pornic est une commune française, située dans le département

de la Loire-Atlantique et la région Pays de la Loire.

La commune fait partie du pays traditionnel du pays de Retz et dans le pays historique du Pays nantais.

Elle fit partie de la Bretagne de l'an 851 au 21 décembre 1789.

Pornic a fusionné en 1973 avec les anciennes communes de Sainte-Marie-sur-Mer (dont les habitants s'appellent les Sanmaritains) et du Clion-sur-Mer (dont les habitants s’appellent les Clionnais).

Les habitants de la commune, qui s'appellent les Pornicais, étaient au nombre de 14 101

selon le dernier recensement de l'Insee de 2010.

Située au bord de l'océan Atlantique, la ville est connue pour son château et son vieux port. Ses principales ressources sont au début du XXIe siècle le tourisme et les produits de la mer. Pornic est également appréciée pour sa faïencerie, son casino, son centre de thalassothérapie, son golf 18 trous et sa fraiseraie.

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