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Auprès de Pornic, autrefois
II existait un petit bois
Ayant sous l' ombre une fontaine
On le nommait le bois Viraine.

Les amoureux venaient parfois
Sous le frais couvert de ce bois
Se conter doucement leur peine
II faisait bon au bois Viraine.

Le gai rossignol par moments
Voltigeait autour des  amants
Et le zéphyr  de son haleine
Rafraîchissait le bois Viraine.

Mon aïeule m' a raconté
Qu' un des grands plaisirs de l'été
Etait, au bout de la semaine
D' aller danser au bois Viraine


La fillette à l' air langoureux
Que délaissait son amoureux
Venait rêver à la fontaine
Du joli petit bois Viraine.

Pensant y trouver pour son cœur
Un tout nouveau consolateur
Dont l' âme fut moins inhumaine
A l' ombrage du bois Viraine.

Désormais le terrain est clos
Tous muets  en sont les  échos
C'est un seigneurial domaine
On ne va plus au bois Viraine.

Calypso se  nomme  l' endroit
Les anciens le montrent du doigt
Ce n' est plus là qu' on se promène
Adieu mon joli bois Viraine.

Antoine Gautier     20 Décembre 1900


De ces vaillants soldats, honorons la mémoire
Etant soixante-douze, et trois mille ennemis
Envahissant  la  ville   avec   des  chants   de gloire ;
II fallut reculer pour ne pas être pris
Mais lorsque vint le soir, on entendit dans l'ombre
Cinq cents  hommes  par-ci, cinq cents hommes  par-
C'était nos pornicais qui se donnaient du nombre
Pour tromper les gardiens s'ils eussent été là
Etant si peu nombreux, il fallut de l'audace ;
Ils tournèrent la ville en faisant peu de bruit,
Arrivèrent enfin  près de la  grande  place
Et soudain le canon retentit dans la nuit.
La panique à l'instant des vendéens s'empare
Ils croient être cernés et pris entre deux feux
Ils fuient, et c'est alors une horrible bagarre
1,'un sur l'autre poussés, ils se percent entre eux.
La  brave légion  devinant ce désordre
A travers les fuyards s'élance à corps perdu
Ce qui fit de stupeur les ennemis se tordre
Pour cent coups de portés pas un n'était rendu.
Ce dut être un spectacle effroyable et sublime
Trois mille hommes fuyant éperdus,  dispersés ;
Quand des coteaux voisins l'aube blanchit la cime
Ceux qui restaient encor étaient tous trépassés.
De cadavres épars la ville était jonchée
On en porta trois cents au pied du vieux château,
Dans le sable de mer on fit une tranchée
L'Océan recouvrit et scella leur tombeau.
Tout près de ce sépulcre est une croix de pierre
Sur un roc nuit et jour caressé par les flots
Elle  s'incline,   ainsi qu'on fait pour  la prière
On la nomme chez nous la croix des huguenots..

Antoine Gautier


Nous avons pénétré  dans l'étroit sanctuaire
Dans l'humble bénitier en rustique granit
J'ai mis mes doigts d'enfant devant l'autel bénit.
J'ai vu la grille antique aux dessins en losanges
Les vitraux  colorés  dont les  formes  étranges
Filtraient un jour laiteux, vaguement affaibli
Qui nous faisait penser au temple de l'oubli.
Et la voûte romane au-dessus de nos tètes
Ayant lassé le temps et bravé les tempêtes
Invitait à prier, à demander à Dieu
Pour nos chers disparus un coin de son ciel bleu
Afin d'y savourer dans une paix profonde
Le bonheur qu'il promet à ceux de l'autre monde


Nous étions seuls tous deux, et le grand cyprès noir
Qui balançait la tête  ainsi  qu'un  encensoir
Semblait officier au seuil de la chapelle
Et bercer les défunts dans la nuit éternelle.
   

10 Avril 1900                   PORNIC
poèmes sur Pornic 2. poèmes préférés 7.

Visites sur la page

Temps brumeux et légère brise
Le bateau tangue mollement
Le  profil  de la côte grise
S'estompe  sinueusement
Montrant un chalet au toit rouge
Perdu  dans  un bois  de  sapins
Des bosquets gris où rien ne bouge
Et des rochers qu'on  dirait peints
L'ancre sort et le tuyau fume
Trois artistes font un concert
La vague se frange d'écume
Et l'étrave fend le flot vert
Lentement la  côte  s'affaisse
Et terre et ciel, tout se confond
La brume se fait plus épaisse
Puis tout s'efface et tout se fond.


Antoine Gautier             20 août 1902

POEMES SUR PORNIC 1


Antoine Gautier est

né à Pornic le

22 Octobre 1846.

Officier d’Académie

Conseiller municipal

à Pornic

Suppléant au Juge

de Paix

Président de la

délégation cantonale

Président de la Société

Artistique et littéraire

La Gerbe

(Voir photo page

Poèmes 6)